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Qu’en est-il de la tendresse ? |
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| Pour donner de la tendresse à ceux que l’on aime, il est important de déjà savoir s’en donner à soi-même. |
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Si nous sommes un corps, un cœur, un esprit et
une âme c’est afin que tout puisse vivre en nous et que chaque
dimension s’épanouisse. Etre heureux, vivre le bonheur au
quotidien passe par le respect de chacune de ces dimensions qui prend
tranquillement sa place. Selon nos éducations, croyances et expériences de vie, nous avons probablement privilégié quelques dimensions au profit d’autres. Longtemps notre éducation a créé la coupure entre le corps et l’esprit, ainsi ceux qui étaient tournés vers l’esprit méprisaient le corps et tout ce qui lui était associé, tendresse, affections, émotions, sentiments. Cela pouvait donner alors des personnes brillantes intellectuellement mais « froides », insensibles et qui étaient fort démunies face à la tendresse et à la douceur. Et pendant longtemps cette séparation s’est aussi accompagnée d’une ségrégation homme / femme. Les hommes c’est la tête et les femmes les sentiments. Ce sont les femmes qui donnent le vie, qui portent ces merveilleux enfants, porteurs de renouveau. Elles sont, de nature, plus proches du corps et des sentiments. Et c’est aussi le rôle qu’on leur assignait. Si cela vous semble dépassé, demandez-vous quel est le poids de votre lignée ? Quelles sont les autorisations auxquelles vous avez droit selon si vous êtes un homme ou une femme ? Avez-vous le droit de pleurer, d’exprimer vos émotions, vos joies comme vos détresses, etc ? |
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Pour autant, si la tendresse est plutôt le domaine
réservé des femmes est-ce que chacune a su se donner de
la tendresse et en donner autour d’elle ? Tout dépend si
elle a déjà reçu elle-même un amour nourricier,
plein, généreux, rond et débordant d’affection
et de tendresse ? Etre femme n’est pas le garant de la tendresse.
Avoir accès à la tendresse est aussi difficile que
l’on soit un homme ou une femme. Pourquoi ? Il faut d’abord s’aimer soi-même, infiniment afin d’accepter qui nous sommes, accepter nos faiblesses et nos limites de manière à déployer déjà pour nous-mêmes toute la douceur nécessaire pour permettre respect et tolérance vis-à-vis de nous et des autres ensuite. C’est cette acceptation de nous mêmes qui nous permettra d’évoluer et de changer. |
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Par ailleurs, la tendresse, nous conduit très
rapidement au toucher, au corps. Et là où en sommes-nous
de notre rapport à notre corps ? Est-ce que nous l’aimons
infiniment comme nous le recommande Don Marcelino, chamane amérindien,
qui nous propose nous autres occidentaux, de nous réconcilier avant
toute chose avec notre corps. Notre corps est un temple sacré,
le joyau qui nous porte tout au long de notre vie. Et comment le considérons-nous
? Quelle attention lui donnons-nous ? Est-ce que nous aimons le regarder,
lui accorder du temps et de l’attention, accepter avec tendresse
ses imperfections ? Quelle tendresse nous donnons-nous ? Comment exprimer de la tendresse, de la douceur, de la délicatesse à l’autre ? Comment aimer le toucher, le caresser avec délicatesse et sensualité si nous ne sommes pas en amour avec notre propre corps ? |
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Il existe de nombreuses méthodes pour réapprendre
le toucher délicat et savoir donner de la tendresse à autrui
et d’abord à soi-même, les massages, le tantra, la
biodanza, pour ne citer que quelques unes d’entre elles. Pour moi
ce qui est primordial c’est avant tout de se réconcilier
avec soi-même et de retrouver cet amour de soi. |
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