Des actions concrètes

Les Effervescences Humanistes :
Pourquoi ce projet ?
(il découle directement des pages précédentes, d´où l´introduction similaire)

 

Ce projet me tient à cœur depuis plusieurs années mais a pris toute son intensité depuis le 11 septembre 2001 où s´est alors imposée à moi la nécessité de contribuer à faire bouger le monde dans lequel nous vivons.
En effet, ceux qui en ont la charge n´ont pas démontré qu´ils prenaient leur décision dans l´intérêt premier des peuples mais plutôt dans le leur.
Nombre d´évènements que je ne peux pas relater ici (ce serait trop long) concourent à avoir fait perdre à la politique l´élan qui l´animait, depuis les premiers temps de l´Agora Grecque, à l´époque soucieuse des intérêts de la Cité. Les préoccupations personnelles ont pris le pas sur la cause commune et ont ainsi encouragé le déplacement du politique vers l´économique qui aujourd´hui revêt les oripeaux de l´idéologie dominante, totalitaire et asphyxiante. Mais au-delà de ce constat, le primat de l´économie ne nous a pas fait sortir des luttes intestines de pouvoir et ne nous a pas mis à l´abri des guerres et des conflits armés.

 

Et tandis que nous vivons à l´ère de l´information - voire de la sur-information- nous n´en sommes pas moins démunis d´autonomie d´expression. Ce qui m´a le plus frappée parmi les interviews menés à l´issue du 11 septembre 2001 c´est que l´immense majorité se disait incapable de pouvoir réagir et ne savait pas quoi faire pour faire face à ce type de fléau, si ce n´est agir dans la sphère privée de son environnement immédiat. Beaucoup se disaient impuissants et ne voyaient pas quoi faire !
Constater que les citoyens se sentent isolés et impuissants me paraît très dangereux car c´est laisser libre cours à toute hégémonie qui aurait tôt fait de se saisir de cette inertie pour la manipuler et la canaliser dans le sens de ses intérêts ce que fait d´ailleurs le règne de l’économique.
C´est alors que j´ai senti l´impérieux besoin d´imaginer autrement notre monde afin qu´il puisse produire autre chose que ce que nous vivons. Et afin de sortir des modalités du paradigme dans lequel nous nous trouvons, je propose de réfléchir à plusieurs ce monde de demain.

 

Je suis ainsi partie du constat que la pensée s´épuise et s´asphyxie, (cf. la litanie d´ouvrages sur la fin du monde, de l´homme et autres catastrophes en tous genres). Elle est, par ailleurs, « brimée » par les lobbies économiques, qui n´ont guère intérêt à ce que le « peuple » se mette à réfléchir car il pourrait alors avoir d´autres désirs que celui de consommer. Les enjeux du pouvoir ne sont pas compatibles avec l´´panouissement d´une pens´e libre et plurielle, ainsi souvent les initiatives divergentes de la ligne « autoris´e » sont-elles syst´matiquement qualifi´es de sectaires agitant par là même le spectre de la manipulation et diabolisant alors la diversité face à la pensée unique (cf. l´ouvrage de Viviane Forrestier Une étrange dictature). Enfin, les blessures de l´histoire (saturation des idéologies, à la suite de toutes les barbaries dont l´homme a été capable notamment durant le XXeme siècle) conduisent à constater un essoufflement de la pensée.
Nous n´osons plus penser et lorsque les quelques privilégiés qui y sont « autorisés » s´y emploient c´est pour nous brosser un panorama morose, faisant étant de la sinistrose et de la morbidité sans pour autant s´aventurer sur les pistes d´alternatives car la posture d´intellectuel interdit, pour la plupart, celle de l´engagement. Pourtant, que déduire de l´influence d´une pensée que son auteur défend avec conviction, ne serait-ce pas aussi une forme d´engagement ?
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