Des actions concrètes

Les Effervescences Humanistes :(suite)
Alors peut-être pourrions-nous nous autoriser à oser ?

 

Je suis ainsi partie du constat que la pensée s´épuise et s´asphyxie, (cf. la litanie d´ouvrages sur la fin du monde, de l´homme et autres catastrophes en tous genres). Elle est, par ailleurs, « brimée » par les lobbies économiques, qui n´ont guère intérêt à ce que le « peuple » se mette à réfléchir car il pourrait alors avoir d´autres désirs que celui de consommer. Les enjeux du pouvoir ne sont pas compatibles avec l´´panouissement d´une pens´e libre et plurielle, ainsi souvent les initiatives divergentes de la ligne « autoris´e » sont-elles syst´matiquement qualifi´es de sectaires agitant par là même le spectre de la manipulation et diabolisant alors la diversité face à la pensée unique (cf. l´ouvrage de Viviane Forrestier Une étrange dictature). Enfin, les blessures de l´histoire (saturation des idéologies, à la suite de toutes les barbaries dont l´homme a été capable notamment durant le XXeme siècle) conduisent à constater un essoufflement de la pensée.
Nous n´osons plus penser et lorsque les quelques privilégiés qui y sont « autorisés » s´y emploient c´est pour nous brosser un panorama morose, faisant étant de la sinistrose et de la morbidité sans pour autant s´aventurer sur les pistes d´alternatives car la posture d´intellectuel interdit, pour la plupart, celle de l´engagement. Pourtant, que déduire de l´influence d´une pensée que son auteur défend avec conviction, ne serait-ce pas aussi une forme d´engagement ?
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